MiBloug - Even Abroad.

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mardi 23 décembre 2008

Le Hasard ou la Paresse.

L'Équateur est pauvre et pelé.
Des bosses, et la terre couverte d'écchymoses
Ou noire comme la truffe.
Des chemins aigus, bordés de plumeaux.
Au-dessus d'un ciel boueux
Puis tout à coup en l'air le lis très pur d'un haut volcan.

  • Henri Michaux, in Ecuador, journal de voyage publié en 1929 (le poème s'intitule Retour à Quito, il s'agit des Hauts-Plateaux).

Jacobins

  • Repos éternel, au cloitre de l'église des Jacobins à Toulouse (journées du patrimoine, septembre 2008)

vendredi 5 septembre 2008

Rentrée linéaire.

Freedom

Le temps de lire, comme le temps d'aimer, dilate le temps de vivre.

  • In Comme un roman de Daniel Pennac, p. 137 (Folio)

Il ne faut jamais desepérer de la mort, elle ne déteste personne au point de lui refuser éternellement le droit d'asile.

  • In Lacrimosa de Régis Jauffret, p. 137 (NRF Gallimard)

C'est en prenant son courage à deux mains en même temps que ces jambes à son cou qu'on risque de se casser la gueule.

  • In Aphorismes sous la lune et autres pensées sauvages de Sylvain Tesson, p. 97 (Éditions des Équateurs)

A New York les taxis sont jaunes, à Londres ils sont noirs, à Paris ils sont cons.

  • In Vacances dans le coma de Frédéric Beigbeder

Un chagrin d'amour, c'est une histoire d'amour qui n'a jamais renoncé à l'amour.

  • In Asiles de fous de Régis Jauffret, p. 81 (NRF Gallimard)

Photo prise sur Liberty Island (Manhattan, NYC, NY) le 31 juillet 2008.

jeudi 31 juillet 2008

Eternel Retour.

- Ce titre n'a rien de nietzschéen -

Me voila donc de retour, et même avec un an de plus (et lequel !) Bayeux est toujours à la même place, inamovible... Merci à tous ceux qui ont suivi et commenté mes petites aventure (je ne pensais pas que toute la famille rodait dans les parages, faut que je fasse attention !) et à bientôt pour d'autres billets plus traditionnels, et pourquoi pas quelques photos (pour ça je dois les scanner, alors patience...).

mardi 22 juillet 2008

Fin de vie.

Un petit message de Baños où je passe les derniers jours de mon voyage équatorien.

Je m'envole pour NYC vendredi midi, après un peu plus d'un mois ici, à « la mitad del mundo ». Baños est une sympathique ville de taille moyenne au milieu des montagnes (et des volcans en activité) et malgré la pluie, j'ai pu y visiter pas mal de chose (c'est un lieu de pèlerinage très important ici, l'eau étant « sainte » et la vierge ayant fait des miracles, dans le style de Lourdes). Le plus sympa fut une balade en vélo d'environ 20 km dans les montagnes, sur « la avenida des la cascadas », d'où l'on peut, comme son nom l'indique, observer plein de cascades très impressionnantes. La rando s'achève par la visite du « Paillon del Diablo » (« le chaudron du diable », une cascade très violente que l'on peut approcher, jusqu'à se retrouver derrière les chutes d'eaux (après avoir rampé dans des grottes sympathiques). Le lieu est vraiment beau (paysage de montagne et végétation tropicale) et effrayant (petit pont de bois à la Tintin des plus angoissant). J'ai aussi pu monter dans une Tarrabita (sorte de nacelle suspendue au dessus du fleuve, qu'utilisait les Incas pour passer à l'autre rive). Sur 500 m de long et a 100 m d'altitude, on ne se sent pas vraiment et sécurité mais le paysage est superbe :-) .

Il me reste quelques jours ici avant de retourner à Quito et de m'envoler pour New York, j'espère bien en profiter pour aller aux fameuses sources d'eau chaude naturelle (surtout que la douche de mon hôtel n'offre pas cette option).

samedi 19 juillet 2008

El Coca Inn

Un message rapide d'un cyber café del Coca (ville pétrolière au milieu de la jungle, vraiment immonde) pour donner quelques nouvelles.

Je rentre d'une semaine au milieu de la jungle (Yarina Lodge) où le dépaysement fut total (perdu au milieu de la foret entouré de singes et d'oiseaux colorés...). Sans électricité la majeure partie de la journée, je partageais mon temps entre des cours d'español et des excursions (diurnes ou nocturnes). Ce fut l'occasion de déambuler au milieu des singes, des tarentules, des toucans, caïmans et autres joyeusetés... J'ai même pu goûter d'étranges fourmis au goût citronné (pas désagréable) et jouer à Tarzan avec des lianes au milieu de la forêt primaire. Je n'ai pas trouvé d'or ni d'anaconda, mais ce sera pour la prochaine fois. Je n'ai pas non plus été capable de pêcher le moindre pirañha, malgré force viande rouge au bout de ma canne.

Bref, un moment vraiment extraordinaire entouré d'autres étudiants de tous les pays, ce qui s'ajoute au charme du périple !

Cette nuit, voyage en bus jusqu'à Quito et demain départ pour Baños, l'ultime étape de mon aventure, avant mon retour pour raconter tout ça de vive voix.

samedi 12 juillet 2008

Whale Watching Is Not A Crime !

Énormément de chose se sont passées depuis mon dernier billet, je vais essayer de les reprendre dans l'ordre.

Je rentre tout juste d'une nuit de bus à travers le pays, de Puerto Lopez à Quito, que je retrouve avec plaisir. Ma semaine sur la cote s'est vraiment bien passée, entre cours d'español à l'ombre des bananiers et baignades pacifiques entouré d'une faune tropicale des plus dépaysante. J'ai pu visiter la Isla de la Plata, comme prévu (environ 2h de bateau depuis Puerto Lopez). C'est une île vierge qui sert de refuge aux nombreux oiseaux de la région, l'occasion de voir de très prés (jusqu a 50 cm !) des oiseaux comme les Fous à pattes bleues (piqueros de patas azules) ou jaunes (piqueros de patas amarillas), des albatros, des frégates (dont le mâle à pour habitude de gonfler son torse écarlate) et de nombreux colibris. L'intérêt de ce genre d'excursion est que l'animal n'est pas craintif, il se sait maître de son territoire et on peut l'admirer sans le déranger (on peut assister à la construction du nid, à la parade amoureuse, à la protection des œufs...). Ce fut aussi l'occasion de croiser quelques baleines en goguette (très impressionnant), d'admirer un lion de mer se prélassant et de faire un peu de snorkelling (P.M.T) pour admirer les coraux et les poissons exotiques (mais malheureusement, ni les tortues, ni les raies manta n'ont montre le bout de leur nez).

J'ai aussi pu profiter de belles plages comme Los Frailes (parc naturel), du village indigène d'Agua Blanca (ruines incas et baignade dans une lagune de souffre avec massages boueux) tout en admirant une faune plus tropicale, comme le Mutmut (oiseau du type perroquet) ou l'iguane. Je suis enfin retourné voir les baleines, et cette fois ce fut un festival (sauts et saltos hors de l'eau à n'en plus finir, parade nuptiale avec jeux de nageoire... le tout à 20 mètre du bateau !).

Ce fut aussi l'occasion de faire le plein de spécialités culinaires (forcement à base de poisson) et de rencontrer d'autres étudiants (norvégiens et allemands), avec lesquels ce fut agréable de refaire le monde...

Ce billet fait un peu inventaire biologique, je l'avoue... Je n'ai plus qu'à me reconvertir dans l'ornithologie ! Je suis sur Quito jusqu'à dimanche puis je repars (pour la jungle cette fois) une bonne semaine, sûrement sans connexion internet !

lundi 7 juillet 2008

Mosquito Repellent.

Beaucoup d'aventures depuis le dernier billet...

Passons sur mes pérégrinations dans le Quito colonial, visite de musées divers, etc. J'ai découvert le peintre Guyasamin (un peu le Picasso d'Amérique latine) et je suis devenu fan de ses tableaux ! J'ai aussi pris des cours de salsa (le ridicule ne tue pas, surtout à l'étranger). Bref, tout va pour le mieux !

Samedi départ pour une excursion à la Lagune de Quilotoa, au fin fond de la cordillère des Andes. Excursion organisée par l'école avec un guide et deux autres étudiants (anglais et allemand). Environ 5h de route a travers la montagne aride (au dessus des 4 000m), dans l'Équateur profonde, avec ses villages colores, ses marches bordéliques (animaux, fruits, tapis...) et ses paysages a couper le souffle (peu de végétation et des volcans ou des montagnes à perte de vue). On a traversé des coins encore très traditionnels, avec des familles indigènes vivant dans des maisons de terre (à semi enterrées) à flanc de montagne, avec un cochon, quelques poules et des lamas, le tout cohabitant joyeusement... La lagune elle même est magnifique (immense cratère d'un volcan rempli d'une eau verdie par l'acidité). Ce fut l'occasion de faire un trekking de quelques heures, superbe mais épuisant (600m de dénivelé en partant de plus de 4 000m d altitude, c est pas de tout repos). Sinon, j'ai cherche Coco le Condor (animal fétiche du pays), pas possible de le rencontrer...

Dimanche matin, départ pour Puerto Lopez en bus. Environ 12h de route à travers toute l'Équateur (passage du climat andin au climat tropical de manière très brutale). La variété des paysages et végétations est impressionnante (aridité de l'altitude puis foret dense, avec fougères, bambous et lianes et enfin bananeraies et plaines humides). La cote pacifique est très belle (sable fin et cocotier...) et le village très tranquille (routes en terre, maisons en bambous, hamacs à gogo). La faune aussi est dépaysante (beaucoup de vautours, des pélicans et des frégates, de grands oiseaux noirs au corps rouge). Sinon je dors dans une cabane en bambou sous une moustiquaire préhistorique, l'humidité doit être environ de 300% mais la chaleur est soutenable.

jeudi 3 juillet 2008

Rescate de los Rehenes !

Billet express depuis le Palazio de l'Arzobispo en plein milieu du Quito Colonial, dans un cyber-cafe super sympa.

Il y a eu quelques changements dans mon voyage, puisque je ne vais pas pouvoir faire de volontariat (j'ai pas bien compris pourquoi, mais visiblement mon séjour est trop court, et les enfants sont en vacances). Du coup je vais en profiter pour faire du tourisme dans le pays, grâce à l'aide de mon école d español, qui organise tout. Je quitte ma famille samedi, passe la journée en excursion a la lagune de Quilotoa (volcan en altitude) puis je prends le bus dimanche matin pour Puerto Lopez (une petite ville de la cote, à 12h de route de Quito). La bas j'aurai des cours d'español et des excursions. Je devrais aller à la « Isla de la Plata », surnommée ici « las Galapagos de los pobres ». car on peut y voir plein d animaux (notamment les baleines qui s y reproduisent en ce moment). J'y reste une semaine, rentre à Quito le week-end prochain pour repartir le dimanche soir a La Coca, dans la foret amazonienne au Nord-Ouest de l'Équateur (10h de bus). Sur place (à une heure de canoë de La Coca) je vais dormir dans un bungalow au milieu de la jungle, avec excursions l'après midi et cours d'español le matin. Normalement, le dépaysement devrait être total (singes, caïmans, serpents, insectes, ...), j'espère bien en profiter ! Retour en fin de semaine pour passer quelques jours à Baños, une ville thermale au sud de Quito (3h de bus) avec cascades, montagnes et sources chaudes...

Voila mon petit programme des semaines qui viennent, plutôt alléchant :-)

Sinon tout se passe bien, rien à signaler à part qu'hier dans l'après midi j'ai fait un petit saut en Colombie pour libérer Ingrid (comme promis) un jeu d'enfant ! Et aussi : on s'en fout mais Liga (l'équipe de football de Quito) à gagne hier soir la « Copa de los Libertadores » (coupe d'Amérique du Sud je crois) et comme les gens d'ici sont tous fanatiques, ils ont fait la fête toute la nuit, klaxon, cris, drapeaux, une vraie folie !

J'ai aussi fait une déclaration de vol à la police pour mon appareil photo, encore un épisode comique à la Kafka dans les arcanes administratives équatoriennes...

mardi 1 juillet 2008

Ecuatoriano.

Hola,

Quelques nouvelles de mon voyage ultra-hémisphérique.

J'ai passe un super WE en compagnie de la famille Alvarez. J'ai pu découvrir le Quito Colonial (superbe exemple de l'architecture espagnole du 16e siècle), la Virgen del Panecillo (sorte de Vierge protectrice de Quito, sise sur un promontoire d'où on peut admirer toute la ville et avoir une vue d'ensemble du bordel urbanistique qu'est Quito) et les marches d'Otavalo (à une heure de route de Quito). La région d'Otavalo est très typique et la population indigène porte le costume traditionnel, très beau, très coloré, avec l'inévitable natte et le Panamâ de feutre. Les marches d artisanat y sont aussi très beaux, avec de nombreuses étoffes, pulls, tapis et autres broderies en laine de lama ou de mouton de toutes les couleurs... Dépaysant !

Nous avons aussi fait une halte au bord du Lago San Pablo, un lac entoure de montagnes et de volcan, au bord duquel nous avons mange quelques plats typiques (fruits cuits, mais de toutes sortes, yucas frits, « chaussons » au poulet, etc.).

Sinon, dans la série, « tengo suerte », KLM m'a appelé pour me dire qu'une des passagères de l'avion que j'ai pris à l'aller avait contracté la rougeole, et que tous les passagers devaient se faire connaitre a l'aéroport pour se faire vacciner. Encore une expédition haute en couleur dans l'administration équatorienne (et une occasion de pratiquer l'español en situation de crise). Je ne sais par quelle présence d'esprit j'avais pensé à prendre mon carnet de santé pour ce voyage, mais il m'a été bien utile pour expliquer que j'étais déjà vacciné... Une aventure de plus à ajouter a mon palmarès.

vendredi 27 juin 2008

Under my umbrella.

Un petit message d'un cyber café hyper trendy (« Papaya ») sur la avenida Amazonas, pour changer un peu du message dépressif précédent.

Je commence a avoir une certaine maîtrise des bus / métrobus / trolleybus / taxis, et les déplacements dans Quito n'ont plus de secrets pour moi (enfin presque). J'ai bien compris qu'il était dangereux de se balader tout seul dans la rue et donc je m'habitue aux transports en commun. J'ai pas encore bien compris comment on reconnaît un bus d'un autre, ils sont tous pareil, tous bondés, et j'arrive pas trop à comprendre s'il y a vraiment des lignes prédéfinies. En tout cas il n'y a pas d'arrêts de bus et donc il faut le héler à la barbare, monter dedans alors qu'il roule encore, bousculer tout le monde, donner sa piécette (un quarter dollar) au préposé, qui reste sur le marchepied à gueuler je ne sais quoi... Un joyeux bordel, franchement marrant quand on découvre ! En tous cas je monte au pif dans un bus pour redescendre à peu près de la même manière, quand je reconnais le quartier (descente toujours sportive car il ne s'arrête pas vraiment, j'imagine que les chutes de petits vieux sont fréquentes !). C'est un moyen de transport pratique (même si c'est parait-il peu sûr) et sur la avenida America (ou j'habite) il y en a un toutes les 20/30 secondes aux heures de pointe ! Sinon il y a le taxi, vraiment économique (compter moins de deux dollars la course quand on reste dans le centre) et répandu (en fait la moitie des véhicules sont soit des bus soit des taxis jaunes fluos).

Sinon mes cours se passent bien et ma famille est adorable (avec les autres étrangers on parle des heures avec les mamies qui nous accueillent, comparant nos cultures et nos habitudes). En fait j'habite dans une espèce de « pension de famille », dans un immense appartement ou l'on a chacun notre indépendance et ou il y a une pièce commune pour manger. Les propriétaires sont (si j'ai bien compris) trois soeurs et un frère (les trois Maria et Arnoldo) d'une soixantaine d'années...



Bref, tout se passe bien, il ne me reste plus qu'à trouver un appareil photo pour quelques dollars et le tour sera joué !

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