MiBloug - Even Abroad.

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dimanche 18 octobre 2009

Random.

Footprints

Jim : - Que voulez vous devenir, me demanda-t-il. - Diplomate. - Avez-vous une grosse fortune ? - Non. - Pouvez-vous, avec une quelque apparence de légitimité, ajouter à votre patronyme un nom célèbre ou illustre ? - Non. - Eh bien renoncez à la diplomatie. - Mais alors que dois-je devenir ? - Un Curieux. - Ce n'est pas un métier, ce n'est pas encore un métier. - Voyagez, écrivez, traduisez. Apprenez à vivre partout, commencez tout de suite. L'avenir est aux curieux de profession. Les français sont restés trop longtemps enfermés derrière leurs frontières (...).

  • In Jules et Jim de François Truffaut (1962).

Footprints, photo prise sur la plage de Bermagui (NSW) en septembre 2009.

mardi 23 décembre 2008

Le Hasard ou la Paresse.

L'Équateur est pauvre et pelé.
Des bosses, et la terre couverte d'écchymoses
Ou noire comme la truffe.
Des chemins aigus, bordés de plumeaux.
Au-dessus d'un ciel boueux
Puis tout à coup en l'air le lis très pur d'un haut volcan.

  • Henri Michaux, in Ecuador, journal de voyage publié en 1929 (le poème s'intitule Retour à Quito, il s'agit des Hauts-Plateaux).

Jacobins

  • Repos éternel, au cloitre de l'église des Jacobins à Toulouse (journées du patrimoine, septembre 2008)

samedi 13 décembre 2008

Glade Jul og Godt Nytt År.

Toulouse Fontaine

Quand l'homme a voulu imiter la marche, il a créé la roue, qui ne ressemble pas à une jambe...

  • Guillaume Apollinaire, in Les Mamelles de Tiresias, cité par Ezra Suleiman in Schizophrénies Françaises.

Toulouse Noël

  • Photos nocturnes prises à Toulouse dans le quartier Saint Etienne, en décembre 2008

jeudi 11 décembre 2008

Déréliction mordorée.

Une minorité non-négligeable des visiteurs de ce blog y a atterri en tapant "Ratiocinations" sur Google. J'avais en effet utilisé ce mot dans un titre, à propos d'Antonin Artaud, l'ayant découvert au fil de ses "poèmes".

Sachez donc (et ce n'est pas une évidence), qu'une ratiocination est un raisonnement "trop" subtil, pédant, voire abusif. Un joli mot pour désigner un raisonnement capillo-tracté du bulbe !

C'était la minute éducative, j'espère que vous avez, comme moi, appris un mot.

samedi 18 octobre 2008

Sunshines in a bag.

Je suis enfin relié à la civilisation, par l'intermédiaire d'une Livebox récalcitrante, d'où mon retour (attendu, je le sais) dans la blogosphère :-)

Daurade

* Vierges noires (Basilique de la Daurade, Toulouse, Octobre 2008)

Chacun va, cherchant son dépeupleur...

vendredi 5 septembre 2008

Rentrée linéaire.

Freedom

Le temps de lire, comme le temps d'aimer, dilate le temps de vivre.

  • In Comme un roman de Daniel Pennac, p. 137 (Folio)

Il ne faut jamais desepérer de la mort, elle ne déteste personne au point de lui refuser éternellement le droit d'asile.

  • In Lacrimosa de Régis Jauffret, p. 137 (NRF Gallimard)

C'est en prenant son courage à deux mains en même temps que ces jambes à son cou qu'on risque de se casser la gueule.

  • In Aphorismes sous la lune et autres pensées sauvages de Sylvain Tesson, p. 97 (Éditions des Équateurs)

A New York les taxis sont jaunes, à Londres ils sont noirs, à Paris ils sont cons.

  • In Vacances dans le coma de Frédéric Beigbeder

Un chagrin d'amour, c'est une histoire d'amour qui n'a jamais renoncé à l'amour.

  • In Asiles de fous de Régis Jauffret, p. 81 (NRF Gallimard)

Photo prise sur Liberty Island (Manhattan, NYC, NY) le 31 juillet 2008.

jeudi 31 juillet 2008

Eternel Retour.

- Ce titre n'a rien de nietzschéen -

Me voila donc de retour, et même avec un an de plus (et lequel !) Bayeux est toujours à la même place, inamovible... Merci à tous ceux qui ont suivi et commenté mes petites aventure (je ne pensais pas que toute la famille rodait dans les parages, faut que je fasse attention !) et à bientôt pour d'autres billets plus traditionnels, et pourquoi pas quelques photos (pour ça je dois les scanner, alors patience...).

vendredi 2 mai 2008

En vol.

Un mot, un nom, un lieu, un endroit lisibles sur la carte retiennent alors l'attention. Celui d'un pays, d'un cours d'eau, d'une montagne, d'un volcan, celui d'un continent, d'une île ou d'une ville. L'indistinct, le viscéral se retrouvent dans une émotion déclenchée soudain par un nom fiché dans la mémoire : aller au Tibet, voir le fleuve Amour, gravir le mont Fuji, escalader l'Etna, cheminer sur les collines de N'Gong, nager dans l'océan Pacifique, aborder Guernesey, visiter Addis Abeba, marcher dans les rues de Cyrène, naviguer dans la baie d'Along...

  • On a les échappatoires que l'on peut, surtout en ces temps troubles, in Théorie du Voyage, de Michel Onfray (p. 21)

jeudi 17 avril 2008

Poids de Centaure

Et l'identité ? Je dis.
Il répond : Autodéfence...
L'identité est fille de la naissance. Mais
elle est en fin de compte l'oeuvre de celui
qui la porte, non
le legs d'un passé. Je suis le multiple... En moi,
mon dehors renouvelé... Mais
J'appartiens à l'interrogation de la victime. N'étais-je
de là-bas, j'aurais entrainé mon coeur
à y élever la gazelle de la métonymie...
Porte donc ta terre natale où que tu sois...
et sois narcissique s'il le faut.

- Exil, l'univers extérieur,
exil, l'univers intérieur.
Qui es tu donc entre eux ?
- Je ne me définis pas vraiment
de peur de me perdre. Je suis ce que je suis
et je suis mon autre dans une dualité
harmonieuse entre parole et signe.

  • Recueilli in Comme des fleurs d'amandier ou plus loin (VIII - Exil (4) Contrepoints) de Mahmoud Darwich (p. 125 - 126).

mardi 25 mars 2008

Dies Irae.

C'est la Mort qui console, hélas ! et qui fait vivre.

  • Charles Baudelaire in Les Fleurs du Mal (La Mort des Pauvres, poème CXXII, recueil La Mort)

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