MiBloug - Even Abroad.

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi 25 mars 2008

Dies Irae.

C'est la Mort qui console, hélas ! et qui fait vivre.

  • Charles Baudelaire in Les Fleurs du Mal (La Mort des Pauvres, poème CXXII, recueil La Mort)

samedi 22 mars 2008

Ratiocinations disruptives.

La vraie douleur est de sentir en soi se déplacer sa pensée.

  • Antonin Artaud in Le pèse-nerfs, p. 103

Saint-Pierre

  • Archange couleur d'Orange, Basilica di San Pietro vue des jardins du Vaticano, Roma, Juillet 2007 (retouchée sous iPhoto)

jeudi 20 mars 2008

Quant à moi, je ne suis pas morte au Soudan.

Oui, voici maintenant le seul usage auquel puisse servir désormais le langage, un moment de folie, d'élimination de la pensée, de rupture, le dédale des déraisons, et non pas un DICTIONNAIRE où tels cuistres des environs de la Seine canalisent leurs rétrécissements spirituels.

  • Antonin Artaud in L'Ombilic des Limbes, p 201

Perdrera

  • Chem-cheminée, Casa Milà (Gaudí), Barcelona, janvier 2008

vendredi 7 mars 2008

Vacherie.

Vache

  • Normandie indépendante, aperçue en juillet 2004 dans les environs de Turqueville (50)

Les yeux des vaches sont faits non pour que l'univers puisse voir ce qui se passe à l'intérieur des vaches mais pour que l'on voie dans les yeux des vaches le vaste et cruel univers.

Les vaches sont le sable de nos pensées qui s'écoulent au fond d'anciens abîmes. Les vaches nous ont imposé leur poignante abstraction.

Sur les écailles cuites et recuites de la terre, les vaches ont arrimé le grand char gémissant de la migration vivante. Les vaches n'ayant ni ici-bas, ni au-delà.

  • In Vaches de Frédéric Boyer (pages 45, 12 et 19)

vendredi 22 février 2008

Santo Subito !

Envie de lointain, subite.

Soleil/Mer

  • Coucher de soleil sur la mer, "barre d'Étel" (Bretagne-sud), septembre 2007

jeudi 14 février 2008

Train de vie

مرّ القطار سرعاً،
كنت أنتظرُ
علي الرصيف قطاراً مرّ،
وانصرف المسافرون إلحي
اُيّامهم... و أنا
مازلت أنتظرٌ

  • In Pourquoi as-tu laissé le cheval à sa solitude ? de Mahmoud Darwich

samedi 9 février 2008

De la colonisation

Vous êtes arrivés en Afrique, nous avions la terre et vous aviez la Bible. Vous nous avez dit : Fermez les yeux ! Écoutez-nous ! Quelques années plus tard, nous avons rouvert les yeux : vous aviez la terre et nous avions la Bible.

  • Desmond Mpilo Tutu (prix Nobel de la paix sud-africain) cité par Jacques Chirac (ex-président de la République Française (?!)) et rapporté par Bruno Le Maire in Des hommes d'État (p 106), Grasset, 2007

mardi 15 janvier 2008

Chuis snôb....

Quand Jérome Garcin écrit un roman, fidèle à lui même il fait montre d'un snobisme effarant... mais jubilatoire !

Morceaux choisis

- Ne pas dire "fatigue" mais "asthénie"
- Ne pas dire "guignol" mais "histrion"
- Ne pas dire "odorant" mais "odoriférant"
- Ne pas dire "parler" mais "dégoiser"
- Ne pas dire "gronder" mais "morigéner"
- Ne pas dire "sacré" mais "hiératique"
- Ne pas dire "transpirer" mais "exsuder"
- Ne pas dire "monologue" mais "soliloque"
- Ne pas dire "indifférence" mais "équanimité"

De plus on en apprend de belles

- Faire le tour du monde correspond à une "circumnavigation"
- Une personne "ubiquiste" dispose du don d'ubiquité
- "Priapique" est plus élégant que "dégueulasse"
- "Gynécée" désigne une assemblée de femme
- La négation de propos a posteriori s'appelle une "palinodie"
- "Vade Mecum", ça fait quand même mieux que le trop traditionnel "Vadémécum" (et quand même plus classe que "Guide du Routard")

Sans oublier les plus classiques mais non moins colorés

Bonimenteur, Jéroboam, Galéjade, Baguenauder, Cardinalice, Paludier...

Après cette leçon de snobisme, on se rend compte de son inculture... Mais c'est ça qui est bien avec la langue française, non ?

  • In Les sœurs de Prague de Jérome Garcin

dimanche 13 janvier 2008

Éclat.

- Autant danser dans les rues, se déhancher, battre des mains ; et marcher droit dans les boîtes de nuit, comme un type qui va bosser. Autant rire aux enterrements et pleurer dans les maternités ; autant mettre un gros chandail quand il fait chaud et se promener à poil quand il fait froid. Autant tout faire à l'envers et dans le désordre. Autant faire n'importe quoi, puisque tout est permis et que rien n'a de sens ; les plus heureux sont les ignares. Et les morts. Les uns d'ailleurs ressemblent aux autres.

  • In Leurs vies éclatantes, de Grégoire Polet, p 317

vendredi 7 décembre 2007

Réminiscence.

La rose est sans pourquoi. Il y a des "pourquoi" qui sont veufs de "parce que".

  • De Martin Heidegger à Marie-Aude Murail...

- page 2 de 3 -